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Itinéraire de Haute Galilée

La Haute Galilée est idéale pour la culture des oliviers. Ceci trouve déjà son expression dans les sources antiques : il est dit de la tribu d’Asher, qui s’était vu attribuer ce secteur, qu’elle « baignait son pied dans l’huile » (Deutéronome 33, 24). Oliveraies et pressoirs anciens et modernes, prouvent abondamment que sur ce point en tout cas, la gloire de l’olive n’a pas subi d’éclipse


Nous entamerons notre visite au Centre du Musée de l’huile, situé  vers le moshav Regba, près de l’aqueduc du dix-neuvième siècle qui amenait l’eau des sources de Kabri jusqu’à Akko (on y parvient par la route passant derrière le grand centre commercial). Dans la cour, sont exposés d’anciens pressoirs, venus de toute la Galilée. Pour les groupes, le centre organise des activités pratiques, comme la mise en marche d’un pressoir traditionnel ou la fabrication de savon à partir d’huile d’olive, ou enfin la possibilité de voir un petit film documentaire sur l’olive.


On peut ainsi suivre touts les étapes de la production de l’huile, depuis le broyage des olives jusqu’au lavage de la pâte ainsi produite et au recueil de l’huile. L’impressionnante exposition d’items archéologiques concrétise à merveille l’industrie antique de l’huile d’olive en Galilée (entrée payante).


En quittant Regba, poursuivez au nord, en direction de Naharya, puis vers l’est jusqu’au carrefour de Kabri (route 89). Continuez vers l’est sur un kilomètre et tournez à droite. Proche du carrefour, se trouve une agréable aire de stationnement, et ensuite, le secteur des bureaux du KKL de la Galilée occidentale. Le Département des Antiquités a reconstitué ici deux cours de ferme de la période romaine, découvertes à Hirbet Zabdi, à quelque six kilomètres plus loin au nord. Dans ces cours, on découvrit des pressoirs, dont une partie est exposée ici. Sont en outre présentées des ‘pressoirs domestiques’, dispositifs en pierre où les olives étaient écrasées pour en tirer de l’huile d’olive à usage domestique. Au sud de Kabri, à Kfar Yasif , Yarka, Julis et Jedida, les villageois cultivent des oliveraies et lors de la cueillette, des pressoirs y fonctionnent.


Quittant Kabri, roulez vers l’est jusqu’au village de Ma’alyia, à l’entrée duquel se trouvent les ruines imposantes du « Château du Roi ». Kassis Elias y fait fonctionner, pour le plus grand plaisir des visiteurs, un pressoir mû par un âne.


A partir de Ma’alyia, poursuivez votre route vers Pki’in (route 864), site entouré de magnifiques oliveraies. A l’entrée du village, on peut, tous les jours de l’année, visiter un pressoir et y acquérir des produits dérivés de l’huile d’olive. Nous vous recommandons une promenade dans ce village pittoresque, sans oublier la boutique de savons de ‘Savta Jamila’ (« grand-mère Jamila »), qui propose des savons fabriqués à partir d’huile d’olive. Enfin, dans le village, on peut voir une synagogue où sont insérées des pierres d’une antique synagogue, ainsi qu’une grotte attribué à Rabi Shimon bar Yokhaï.

Quittant Pki’in, suivez à présent la forte déclivité qui vous mènera droit vers « la mer des olives » entourant le village de Rama, qui surmonte la vallée de Beit haKerem (« la maison de la vigne »). Le nom de cette vallée, comme celui des sites Madj el-Kurum (« délices des vignes ») et Karmiel (de ‘Kerem’, la vigne),  se justifie, puisqu’il y pousse quelques-unes des plus belles oliveraies de Galilée.


En prenant la route 85 dans la vallée de Beit haKerem, tournez vers l’est. Passé le croisement de Hanania, poursuivez sur deux kilomètres sur la route menant vers Safed (route 89) jusqu’à la ferme de Hanania. Les plantations de cette exploitation agricole entourent deux bâtiments de l’époque du Mandat britannique, qui abritent aujourd’hui le Conseil de l’olivier. Le Conseil et le KKL envisagent de transformer ces lieux en centre touristique pour présenter les activités de l’industrie de l’olivier et de l’huile d’olive en Israël. Dans les plantations des environs, on trouve de nombreuses espèces d’oliviers.


Revenez à présent vers le carrefour de Rama et tournez vers le sud (route 804), en direction d’Araba. Il vaut la peine de s’arrêter ici, sur la grande aire de stationnement de la famille Rabah, où s’élève un olivier doté d’un tronc énorme. Ce tronc est entièrement creux et les membres de cette famille l’ont partiellement comblé de sable, afin de mieux le préserver. Depuis les parties du tronc restées vivantes, s’élancent de jeunes branches. Pour arriver à ce site, il faut partir de la station service Sonol, en haut de la route principale d’Araba et tourner à gauche avant le dispensaire Léoumit. A droite, dans un terrain vide, s’érige un olivier au tronc impressionnant. C’est un ‘petit’ olivier. Poursuivez votre route jusqu’à une autre aire de stationnement où pousse l’arbre dont il a été question.


Depuis Araba, continuez vers l’est en direction de Deir Hana (route 806). Sur les bas-côtés de la route, plusieurs pressoirs modernes sont en activité. Ne manquez pas de visiter la partie ancienne du village de Deir Hana, avec les vestiges de la forteresse de Saad el-Amar, datant du 18ème siècle. Surtout, ne partez pas sans admirer l’énorme olivier, d’une circonférence de sept mètres, qui pousse au sud de ce lieu. Pour y arriver, il faut emprunter une route qui monte vers le sud sur 150 mètres à l’ouest de Deir Hana. Au premier embranchement, tournez à gauche et montez sur quelque 400 mètres, jusqu’à Ayn Nujeima. L’arbre se dresse à une vingtaine de mètres sur le versant, dans une superbe oliveraie.


A partir de Deir Hana, poursuivez vers l’est. L’itinéraire qui mène vers la route 806 passe par « la mer des olives » de la Galilée. Ici, sur fond de terre ocre, les oliviers forment un paysage impressionnant. On peut terminer ici la visite, ou bien tourner à gauche vers Ma’ar, pour y admirer d’autres oliveraies et pressoirs.


Longueur de l’itinéraire : 90 kilomètres à peu près.

Saison de la cueillette des olives : mi-octobre jusqu’à décembre.