Itinéraire de Basse Galilée et du Carmel
La Basse Galilée est dotée de quelques-unes des plus anciennes oliveraies d’Israël. Le Carmel, dont le nom provient peut-être du mot Kerem (‘Kerem-el’), ne lui cède en rien. Des plantations plus jeunes, sur les versants ouest de la Samarie, apportent leur contribution au paysage et à la production de l’huile en Israël.
C’est sur le versant du Mont Atsmon que nous entamerons cet itinéraire de la route de l’olivier. L’ocre de la terra rossa, commune sur les rochers de craie compacts, s’accordent admirablement bien avec les plantations d’oliviers. A partir du carrefour de Yodfat (route 784), dirigez-vous vers l’est sur un kilomètre, en direction du moshav Yodfat (route 7955) et tournez vers le sud par un chemin de terre signalé en vert. Au bout d’un kilomètre, vous verrez un chemin marqué en rouge. Avancez un peu et arrêtez-vous sur l’aire de stationnement du KKL. De ce point, on peut gagner Tel Yodfat et le sommet du Mont Atsmon, mais vous choisirez une courte promenade à pied vers l’ouest, sur un chemin en pente. A quelque 200 mètres de l’aire de stationnement, vous verrez une plantation dotée d’une trentaine d’arbres anciens et magnifiques. Le tronc de l’un d’eux, d’une circonférence de 4,50 mètres, s’est totalement évidé au fil des ans.
Cette plantation appartient aux paysans du village de Kaukab Abu el-Hija, qui s’enorgueillissent de deux plantations supplémentaires proches de l’oued vers lequel mène le chemin, signalé en bleu. La plantation côté sud se trouve à deux cents mètres à peu près au sud du croisement, et côté nord, à quelque 300 mètres au nord. Comme dans d’autres villages de Galilée, les lois régissant ici l’héritage eurent pour conséquence, au fil des ans, que chaque arbre antique est propriété de paysans différents. De ce point, progressez vers l’ouest vers Shfar’am (route 781, d’après la signalisation vers Haïfa). Dans la région de I’balin, vous longerez des oliveraies superbes, cultivées de façon traditionnelle, sans irrigation. A 700 mètres avant le carrefour Evlayim, une route se dirige vers le sud (à gauche). Prenez cette route à gauche puis immédiatement à droite, par un court chemin de terre. A 50 mètres de là, à gauche du chemin, pousse un magnifique olivier, le plus grand de tout Israël. Sa circonférence à hauteur du sol, là où les racines rencontrent le tronc, est de quelque 14 mètres ! Plus loin, on trouve le pressoir de Salah H'naifes.
De ce point, dirigez-vous vers l’ouest, en direction du carrefour Evlayim (route 70) jusqu’au carrefour Yagur, en longeant des oliveraies proches de Kfar Hassidim. Continuez tout droit après le carrefour Yagur, puis tournez à gauche vers Nesher (route 752). La route qui monte en serpentant (route 7212) fournit une vue à couper le souffle sur la baie de Haïfa et la Galilée occidentale. Tournez alors à gauche (route 672).
Votre objectif est d’atteindre le village U'ssfiya. Dans la partie sud du village, sur le côté de la route principale, se trouve l’atelier d’Amasha Shahar qui façonne sur commande des meubles et des objets d’art en bois d’olivier ou d’autres arbres. Depuis ce point, poursuivez vers le sud, vers Daliyat el-Carmel. A l’extrémité sud du village, la route vous mène au monastère carmélite Keren ha-carmel (Muhraka). Ici, selon le récit biblique, Dieu envoya un feu pour embraser le sacrifice du prophète Elie, afin de montrer aux 400 prophètes de Baal qui était le prophète véritable. Depuis le toit du monastère, on jouit d’une perspective extraordinaire sur la Galilée, la vallée de Jezréel et le Guilboa.
Depuis le parking du monastère, entamez une promenade pédestre, sur un itinéraire circulaire d’un kilomètre à peu près. Un sentier pentu mène au cœur d’un bosquet (signalé en rouge) et au bout de deux cent mètres, rejoint un large chemin de terre (sentier du Carmel, signalé en noir). Ici, à l’ombre de la falaise s’ouvrant au pied du monastère, pousse une belle oliveraie comprenant une centaine d’arbres anciens. Pour revenir au monastère, tournez à gauche par le chemin de terre, et au bout de deux cents mètres, tournez à nouveau à gauche par une route goudronnée qui revient vers le monastère.
A présent, tournez vers le sud en direction du croisement Elyakim. Avant ce croisement, à la hauteur du kilomètre 26, se trouve une oliveraie superbe qui se prolonge presque sans interruption sur plus d’un kilomètre. Naguère, s’élevait ici le village d’Um Zinat. Aujourd’hui, c’est le KKL qui s’occupe de la plantation.
Au croisement Elyakim, tournez à l’ouest (route 70) vers Zikhron Ya’akov. La route monte vers le cellier mais avant d’y arriver, prenez la première ruelle à gauche. Cette petite ruelle est appelée ‘rue du pressoir’, et mène à un bâtiment d’un étage, composée de trois salles. C’est là que se trouve« la maison de la source » de Zikhron Ya’akov, édifiée vers 1900. Elle abrite la pompe qui montait l’eau de la source vers la Moshava(colonie), et les paysans du lieu exploitaient la force motrice de cette pompe pour faire fonctionner d’autres dispositifs : moulin à farine, broyeur et pressoir. Le pressoir se trouve dans la salle ouest. Actuellement (octobre 2008), on œuvre à la reconstitution d’un pressoir, amené de Galilée, qui sera exposé ici lorsqu’on pourra le faire fonctionner, pour le plus grand plaisir des visiteurs.
Quittant Zikhron Ya’akov, empruntez la route 652 vers le sud, en direction du parc Ramat ha-Nadiv, qui s’étend autour de la tombe du Baron de Rothschild. L’une des promenades de l’endroit mène à Hurbat ‘Akev, où furent découverts les vestiges d’un domaine de la période israélite antique ainsi qu’une villa de l’époque byzantine, incluant les restes d’un pressoir. Le panorama, depuis le sommet de la falaise du Carmel, est particulièrement impressionnant.
Vous pouvez terminer votre visite par d’autres oliveraies, en vous dirigeant vers le sud, vers Pardes Hana puis, par Shaar Menashé, en poursuivant vers le sud en direction de Baqa el-Gharbiya (route 574). Ici, au pied des monts de Samarie, sur les côtés de la route menant de Baqa à Zemer, on peut admirer de vastes oliveraies. Voilà plus d’une centaine d’années, les ancêtres des propriétaires de ces terrains descendirent ici depuis les hauteurs de Samarie. Ils apportèrent avec eux la culture de l’olive, si répandue en Samarie jusqu’à nos jours. Selon le critère de l’âge des oliviers, ceux-ci ne sont pas particulièrement antiques, mais ils sont bien entretenus et peuvent constituer une source d’orgueil pour ses propriétaires.
Longueur de l’itinéraire : 100 kilomètres à peu près.
Saison de la cueillette des olives : octobre jusqu’à mi-novembre.
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