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La Route de l’Olivier d’Israël

Un itinéraire de paix, de dialogue entre cultures et de développement durable

 

 La Route de l’Olivier d’Israël a été officiellement annoncée le 28 octobre 2008 à Acco(Saint Jean d'Acres), au cours de la cérémonie d’ouverture du Festival de l’Olive en Galilée, par des ministres du gouvernement israélien, le président du Fonds national juif (KKL),les representants du Conseil de l'olivier et le co-initiateur du projet “Route de l’Olivier” l’ambassadeur Yitzhak Eldan, ainsi que par des membres de la famille du regretté Amin Salman Hassan, l’ancien directeur du Conseil oléicole d’Israël. A cette occasion a été signée la Charte fondatrice de la Route de l’Olivier. Le 30 octobre 2008  la Route de l’Olivier d’Israël a été officiellement inaugurée lors d’une  cueillette festive d’olives à la résidence du président de l’Etat Shimon Perès, en présence du directeur du KKL, de membres du Conseil oléicole, de membres de la famille d’Amin Salman Hassan et de l’ambassadeur Yitzhak Eldan. La première copie de la Carte de la Route de l’Olivier, ainsi qu’une copie de la Charte fondatrice ont été remises à cette occasion au président Shimon Perès.

·La Route de l’Olivier d’Israël s’inscrit dans une initiative portant sur les Routes de l'Olivier dans les pays du bassin méditerranéen qui fut inaugurée en 2003 par l’UNESCO et adoptée en 2005 par le Conseil de l’Europe. Conscientes de l’importance  universelle de l’olivier comme symbole de paix,  et de son importance économique et culturelle pour les peuples du pourtour méditerranéen, ces deux organisations prirent la décision d’établir une Route de l’Olivier qui traverserait les pays méditerranéens et les rapprocherait par le biais de la signification  symbolique et concrète de cet arbre. L’objectif de cette initiative étant de promouvoir des relations de bon voisinage basées sur la coexistence pacifique, des relations culturelles, de projets de coopération touristique et économique focalisés sur le thème de l’olivier et de la production oléicole. Le projet sera matérialisé par des manifestations culturelles et artistiques, et des programmes de coopération scientifique et économique entre les pays concernés.

·La Route israélienne de l’Olivier s’étend depuis la Haute-Galilée (région possédant la plus grande concentration d’oliveraies du pays) jusqu’aux vastes étendues désertiques du Neguev, dans la partie méridionale d’Israël. La Route propose quatre itinéraires : Haute-Galilée, Basse-Galilée, plaines des zones centrale et côtière, et Neguev.

Bordant chacun de ces itinéraires ponctués d’oliveraies, des pressoirs à huile, des sites archéologiques liés à l’exploitation des oliviers, des boutiques de souvenir proposant des produits dérivés de l’olive (huile, cosmétiques, épices, etc.) et des sites chargés d’une signification symbolique associée à l’olivier.

Depuis l’inauguration de la Route de l’Olivier, des visites guidées, des ateliers et divers événements ont été organisés, outre la présentation de la Charte fondatrice à la cérémonie d’ouverture lors du Festival de l’Olive en Galilée. Parmi ces manifestations, la cueillette symbolique d’olives au ministère des Affaires étrangères le 30 novembre 2008, l’inauguration du Chemin de l’Olivier de Tel-Aviv-Jaffa le 28 décembre 2008 et de celui de Haïfa le 30 décembre 2008 à l’occasion de la “Fête des Fêtes” de la ville. Le 9 février 2009, pour marquer la fête de Tou BiShvat (Nouvel an des arbres), une cérémonie a marqué l’adjonction à la Route de l’Olivier de l’Ecole agricole Kadouri afin de souligner la vocation de cette institution éducative exemplaire où des élèves de toutes religions et originaires de différents pays font ensemble leur scolarité dans une atmosphère de tolérance et de respect mutuel.

C’est également à l’occasion de Tou biShvat, le 9 février dernier, qu’un olivier a été planté au ministère des Affaires étrangères, sur le parcours du Chemin de l’Olivier de Jérusalem. L’olivier tient une place de choix dans le paysage de la ville trois fois sainte, comme en témoignent, entre autres, le mont des Oliviers et le Jardin de Gethsemani où le pape ira se recueillir lors de sa prochaine visite historique en mai 2009. Lors de sa visite, le pape aura l’occasion de planter un olivier dans les jardins de la résidence du président de l’Etat. 

Le Fonds national juif–KKL, les dirigeants du secteur oléicole et le ministère du Tourisme prennent les mesures nécessaires pour stimuler, sur la Route de l’Olivier d’Israël, des activités culturelles, artistiques, éducatives et commerciales. Le ministère du Tourisme assume aussi la responsabilité de la campagne publicitaire et promotionnelle menée en Israël et à l’étranger sur ce thème. Les manifestations liées à l’olivier sont programmées d’octobre à décembre, entre la fête de Souccot (fête des récoltes) et de Hanouccah (fête des Lumières commémorant le miracle de l’huile qui suffit à alimenter pendant huit jours le chandelier du Temple). En décembre 2009, par ailleurs, l’itinéraire du Chemin de l’Olivier de Rishon Letsion sera inauguré et des plantations d’oliviers seront entreprises pour célébrer la fête de Tou biShvat.

·La Route de l’Olivier d’Israël, déclarée “Grande Route culturelle” par l’UNESCO et le Conseil de l’Europe, n’a pas seulement résulté des décisions prises par ces deux organisations. Elle est l’expression symbolique de l’aspiration de tous les citoyens israéliens à vivre en paix avec leurs voisins et du désir de l’Etat d’Israël de contribuer à réaliser la vision inhérente à l’Union pour la Méditerranée lancée en juillet 2008 pour promouvoir la paix et la coopération entre tous les pays méditerranéens.

Qui plus est, les décisions prises par l’UNESCO et le Conseil de l’Europe évoquent le rôle imparti aux Routes de l’Olivier dans les pays méditerranéens en tant que moyen de promotion du développement durable. La Route de l’Olivier israélienne partage cette vocation. Israël a fait la preuve au cours de la dernière décennie que l’olivier peut être planté dans le désert où il se contente d’eaux saumâtres, et ces connaissances confortées par l’expérience israélienne sont partagées avec d’autres pays. *