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Yediot Aharonot le 06/11/2008 - La Route de l’Olivier

Israël, ce n’est pas seulement la « Terre Promise», c’est aussi la « Terre de l’Olive », déclare Yitzhak Eldan du Ministère des Affaires Etrangères, qui est a l’origine de l’établissement de la route de l’olivier, une route qui traverse le pays, de la Galilée jusqu’au Néguev le long de l’itinéraire des oliviers d’Israël. Après la route des encences, la route du vin et d’autres, la route de l’olivier vient d’être inaugurée a la résidence du Président d’Israël, Shimon Peres.
La route est née en 2002 à Paris, suite a une rencontre entre Yitzhak Eldan, Chef du Protocole du Ministère des Affaires Etrangères, qui était a l’époque l’ambassadeur auprès de l’Unesco et du Conseil de l’Europe, et Amin Salmane Hassan, le directeur du Conseil Israélien de l’Olivier. Cette rencontre a eu lieu quelques mois après l’assassinat de Mayssoune , 19 ans, la fille d’Amine, dans un attentat terroriste contre un bus a Meronne, une autre de ses filles a été blessée. « Depuis cette rencontre, nous nous sommes liés d’un lien d’amitié très fort. Amine était un homme spécial qui a continué de croire en la paix, malgré la perte de sa fille. Nous sommes devenus comme deux frères et avons décidé de créer un projet lié à l’olivier, qui commémorerait la mémoire de sa fille, Mayssoune », raconte Eldan. « Qui aurait pensé que ce projet, la route de l’olivier commémorerait aussi la mémoire d’Amine, qui n’aura pas vu son rêve se réaliser. À l’hôpital, quand je l’ai visité quelques jours avant sa mort, je l’ai supplié de tenir bon pour pouvoir assister a l’inauguration de la route. » La vision d’Amine et de Eldan fait partie du projet décidé par l’Unesco et le Conseil de l’Europe : l’établissement, en Mediteranee d’une route de l’olivier, afin de promouvoir la paix, la coexistence, et le dialogue interculturel. Ce projet a aussi un but économique : le développement du secteur de l’olive, l’huile d’olive, des produits cosmétiques et médicaux, ainsi que l’utilisation des déchets provenant du processus de pression des olives. La Grèce a été le premier groupe à installer une telle route, une route impressionnante. Israël a suivi et cela, grâce a la ténacité d’Eldan, connu comme l’un des diplomates les plus occupés au Ministère des Affaires Etrangères. Malgré ses nombreuses taches, il a réussi à trouver le temps de s’occuper de cette mission émouvante. Entre deux visites du Président Bush et d’ autres innombrables visites, Eldan a réussit a convaincre le Keren Kayemet LeIsrael (Fonds National Juif) à s’ associer à ce projet et y contribuer. Parallèlement, il a mobilisé le Conseil de l’Olivier et sa chartre fondatrice. Celle-ci a été signée par les Ministres de l’Agriculture, de la Culture et des Sciences, du Développement du Néguev et de la Galilée ainsi que la Vice Ministre des Affaires Etrangères. Aujourd’hui, Eldan œuvre à développer le tourisme le long de cette route. Deux groupes de touristes français sont prévus dans les prochains mois, et Eldan est convaincu que d’autres groupes suivront. Israël, ce n’est pas seulement la « Terre Promise » (Holyland), c’est aussi la « Terre de l’Olive » (Oily land) déclare t-il. Marcher le long de la Route de l’Olivier : Le point de départ se situe au Centre National du Conseil de l’Olivier a Havat Hanania en Haute Galilée, près de Carmiel. Elle se compose de quatre itinéraires principaux : premièrement, au Nord, la Haute Galilée puis, la Basse Galilée avec le Mont Carmel. Troisièmement, au centre, la plaine côtière et Jérusalem, et enfin, au Sud, le Plateau du Néguev. Parmis les points intéressants le long de ces quatre itinéraires se trouve le Centre National de l’ Olivier, ou l’on peut apprendre l’ histoire des différentes entreprises d’ olives, le centre archéologique du KKL à Cabri, dans lequel se trouvent des antiques qui aident a la production de l’huile d’olive ainsi que des pressoirs anciens. Le village de Maalia, à l’ est de Naharia est le seul endroit en Israël ou les pressoirs tournent à l’aide d’ânes. Au centre, l’on peut visiter les oliveraies de Tel Hadid, ainsi que ceux de Ben Shemen. Près de Jérusalem, au Mont Sattaf, l’on trouve une oliveraie qui comprend toutes les catégories d’oliviers. Cette oliveraie unique en Israël a pour but la protection génétique de l’olivier. Au kibboutz Revivim dans le plateau du Néguev se situe une des plus grandes oliveraies d’Israël (5000 acres). Sa particularité : les oliviers plantés par le KKL au début des années 90 sont irrigués avec des eaux salines puisées dans cette région désertique. Un centre d’ accueil situé près du Kibboutz, permet au public local et aux agriculteurs venus de l’ étranger, a en savoir plus sur les techniques Israéliennes qui contribuent à faire fleurir le désert. |